Nous pensons souvent à la pollution comme à quelque chose qui vient de l’extérieur.
Circulation, industrie, poussières, pollens…
Pourtant, notre logement possède lui aussi son propre environnement intérieur.
Matériaux de construction, peintures, mobilier, produits d’entretien, parfums d’ambiance ou encore certaines activités quotidiennes peuvent libérer différentes substances dans l’air que nous respirons.
Créer un habitat sain ne consiste donc pas uniquement à choisir des matériaux écologiques ou à ouvrir régulièrement ses fenêtres.
Il faut d’abord comprendre d’où viennent les différentes perturbations de notre environnement intérieur.
1- Les matériaux et l’aménagement de notre logement
Tout ce que nous faisons entrer chez nous compte
Quand nous rénovons ou décorons une maison ou un appartement, nous ajoutons de nombreux éléments comme les peintures, les revêtements de sol, les colles, les panneaux de bois, le mobilier ou encore les textiles.
Certains peuvent émettre dans l’air des composés organiques volatils, plus connus sous le nom de COV.
Mais cette information ne suffit pas toujours à comprendre l’impact global d’un aménagement.
Il faut aussi regarder :
- la quantité de matériaux introduits
- leur composition
- leur mise en œuvre
- leur association avec d’autres produits
- la ventilation de la pièce
- la durée pendant laquelle nous y sommes exposés
C’est notamment pour cette raison que la réflexion sur un intérieur plus sain devrait commencer avant la rénovation ou l’aménagement, et non lorsque tous les matériaux ont déjà été posés.
Cette approche rejoint également ma manière de travailler en architecture intérieure et Feng Shui : observer le lieu dans sa globalité avant de décider comment l’aménager.
2- Nos habitudes peuvent aussi modifier la qualité de l’air
Les polluants ne viennent pas uniquement du bâtiment
Un logement peut être constitué de matériaux relativement peu émissifs et pourtant présenter une qualité d’air intérieur médiocre. Pourquoi ? Parce que nous produisons nous-mêmes une partie des polluants présents dans notre intérieur.
La cuisine, le ménage, le bricolage, les produits parfumés, les bougies, l’encens ou encore certains sprays peuvent eux aussi modifier la qualité de l’air intérieur. Cela ne signifie pas qu’il faut supprimer systématiquement tout ce que nous utilisons. Mais cela montre pourquoi il est intéressant de regarder l’ensemble de nos habitudes, plutôt que de chercher un seul produit supposé être responsable.
L’aération reste évidemment indispensable. Mais aérer ne remplace pas une réflexion sur les sources elles-mêmes.
3- Un intérieur sain ne se résume pas aux COV
L’environnement intérieur est plus complexe qu’il n’y paraît
Lorsque l’on parle de pollution intérieure, les COV reviennent souvent en premier.
Ils ne représentent pourtant qu’une partie du sujet.
Notre environnement intérieur peut également être influencé par :
- les particules
- l’humidité
- les moisissures
- certains allergènes
- les appareils à combustion
- le radon dans certaines zones géographiques
- le bruit
- la lumière
- d’autres perturbations liées à l’environnement du logement
C’est précisément ce qui rend le sujet intéressant. Créer un habitat sain ne consiste pas à appliquer une liste de quelques « bonnes astuces ». Il faut comprendre comment le logement, son aménagement et nos usages interagissent entre eux.
Deux logements présentant exactement les mêmes matériaux ne seront pas nécessairement utilisés de la même manière. Deux chambres ne présenteront pas les mêmes contraintes et deux rénovations ne demanderont pas les mêmes choix.
C’est aussi la raison pour laquelle je distingue clairement cette approche du Feng Shui traditionnel. Le Feng Shui analyse notamment l’organisation énergétique du lieu, les orientations et les secteurs utilisés. L’analyse de l’environnement intérieur apporte une autre lecture, complémentaire, autour du bâti, des matériaux et de nos conditions de vie.
En résumé
La pollution intérieure ne provient pas d’une seule source.
Elle peut notamment être liée :
- aux matériaux de construction et de décoration
- au mobilier
- aux produits utilisés dans le logement
- à certaines activités quotidiennes
- à la ventilation
- à l’humidité et à différents paramètres propres au bâtiment
Choisir un produit présenté comme « naturel » ou « écologique » ne permet donc pas, à lui seul, de créer un intérieur sain.
La vraie réflexion commence par l’analyse globale du logement et de ce que nous y faisons.
Et c’est souvent en regardant simultanément l’aménagement, les matériaux, les usages et l’environnement de chaque pièce que l’on découvre des éléments auxquels on n’avait jamais pensé.
J’intègre aujourd’hui à mon approche d’architecte d’intérieur et de consultante Feng Shui les principes du design intérieur durable.
Chaque logement étant différent, les choix doivent être adaptés à son aménagement, à ses matériaux et à votre manière de l’utiliser.
Vous pouvez découvrir mes prestations ou réserver un appel découverte pour échanger sur votre projet.